Simon Andrew

Lorsque je peins, je me préoccupe des relations entre les couleurs, des structures de compositions et de la réalité physique de la peinture. Je considère le cadre sur lequel j’accroche à la peinture comme un « sujet » en soi. Mon travail porte autant sur le médium que le message. La couleur est appliquée d’une manière presque fortuite, tantôt plaquée ou soigneusement mélangée, créant un large éventail de marques. La peinture est traitée comme un matériau physique à part entière. C’est une substance avec un sens, non pas simplement un véhicule menant à un final souhaité.

J’essaie de faire que mes tableaux fonctionnent, non seulement à niveau macro, mais aussi au micro. Je voudrais qu’ils contiennent des tests et des passages variés de couleur, en plus de compositions inattendues. J’espère que mon travail ne révèle pas tout ce qu’il a à dire tout de suite, mais qu’il joue sur l’observateur à des niveaux différents au fil du temps. Ainsi, à un certain moment, on se rend compte de relations entre les couleurs; puis, à un autre moment, on perçoit une bizarrerie dans la composition, de l’ambiance du travail, et ainsi de suite. Idéalement, l'œuvre devrait évoluer de manière imprévisible avec l’observateur.

Mes tableaux sont des processus de distillation. Ils sont souvent préparés avec une charge émotionnelle, déclenchée par un événement ou un lieu. L’intention est qu’ils devraient se conclure comme une expérience authentique reconstituée. 


WORKS AVAILABLE: