Matthew Pillsbury

Matthew Pillsbury est né à Neuilly, France, en 1973. Il a obtenu son baccalauréat en 1995 de l’Université Yale et sa maîtrise en beaux-arts de la School of Visual Arts à New York en 2004. Il vit actuellement à New York.

Pillsbury se spécialise dans les photographies de longue exposition faites uniquement avec la lumière disponible. À travers plusieurs séries et dans de nombreuses villes, il a mis l’accent sur le passage du temps et des personnes dans des espaces publics et privés. Son travail aborde le rôle croissant que joue la technologie dans nos vies et le sentiment de solitude moderne qui peut sembler en contradiction avec la connectivité constante offerte par nos téléphones intelligents et nos tablettes.

Avec « Screen Lives », Pillsbury a photographié des gens qui regardent la télévision et qui travaillent à l’ordinateur. Avec les habitants de la pièce physiquement absents, d’une certaine façon, les photographies flirtent avec le voyeurisme; le spectateur pénètre dans des espaces privés et peut s’attarder sur les moindres détails de ces paysages intérieurs très particuliers. Les photographies ne documentent pas seulement ces espaces, mais permettent également aux spectateurs de résoudre une énigme que la technologie a introduit dans nos vies : au moment même où nous avons reçu la possibilité de communication instantanée avec le monde, nous nous trouvons de plus en plus isolés physiquement les uns des autres.

À Tokyo, Pillsbury photographie la ville la plus peuplée du monde, où la technologie s’est refermée sur tout, des femmes geishas modernes obsédées par leur téléphone cellulaire, jusqu’au quartier ultra branché de Shinjuku, dont les clubs et bars thématiques incluent maintenant de la robotique de haute technologie dans leur offre de divertissement. Pour capter cette énergie changeante et quelques-unes des scènes surréalistes qu’il a rencontrés, Pillsbury a commencé à faire des photographies en couleur et à utiliser des expositions beaucoup plus courtes, documentant une ville où les sites traditionnels et sacrés partagent leur importance culturelle avec des robots mangas modernes et les châteaux de Disney.

Le travail de Pillsbury est régulièrement présenté dans le New York Times, entre autres publications, et fait partie de plus de vingt-cinq collections permanentes aux États-Unis, au Canada et en Europe, notamment celle du Museum of Modern Art, le Musée Guggenheim et le Whitney Museum of American Art de New York; le Musée des beaux-arts de Boston; le San Francisco Museum of Modern Art; le Musée du Louvre à Paris; et la Tate Modern à Londres. Il est récipiendaire de la bourse 2014 de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation et du prix 2007 de la Fondation HSBC pour la Photographie. Il réside actuellement à New York.


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